
Comme chaque premier vendredi de chaque mois, les citoyens de la seconde circonscription des Pyrénées-Atlantiques avaient rendez-vous avec leur Député, François BAYROU, et son suppléant, Pierre MENJUCQ, pour le traditionnel "Cercle Citoyen", ce vendredi 6 novembre.
En introduction François BAYROU rappelle que ces cercles ne sont pas une réunion de militants, ni un "meeting", mais plus simplement un compte-rendu de mandat, un dialogue entre les citoyens et leur député, sans autre ordre du jour que les questions ou les remarques du public.
La première question concernant la nomination d'Henry PROGLIO à la tête d'EDF, permet au député béarnais de revenir sur ses relations avec le Président de la République, sa façon d'exercer le pouvoir, et le projet de société dont il est porteur. "Cette nomination s'inscrit dans le panorama général". A ceux de ses amis qui lui reprochaient de ne pas avoir appelé a voter SARKOSY en 2007, François BAYROU redit "je n'ai pas de conflit de personne avec Nicolas SARKOSY, que je connais bien, mais trois divergences majeures" :
1- le projet de société, la "rupture" est en fait un alignement sur le modèle libéral où l'argent gouverne tout, où le travail est mis sous pression de l'argent. Nicolas SARKOSY inscrit la France dans des valeurs qui ne sont pas celles du pays ;
2- les valeurs : les principes élémentaires qui fondent la société française sont foulés au pied chaque jour, dernier exemple en date la tentative d'installation de son fils à la tête de l'EPAD ; concernant PROGLIO, "c'est une atteinte extraordinaire aux principes de mettre à la tête d'une entreprise publique quelqu'un qui a le souci d'une entreprise privée" [puisqu'il reste administrateur de Véolia] ;
3- la tentative de prise de contrôle du pays, de tous les pouvoirs, pas seulement politique, mais aussi économique et médiatique à travers les banques, la finance, l'industrie, les médias.









