Le tribunal administratif a rendu son verdict hier, en faveur de la Mairie de Mazères-Lezons : les gens du voyage ont quitté les lieux dans le calme.
Le bras de fer, assorti d'un dialogue permanent entre le Maire et la communauté des évangélistes, a duré toute la semaine. Une cinquantaine de caravanes s'étaient installées sur le terrain de sport de Mazères-Lezons ; problème : il fait partie du périmètre rapproché des champs captant d'eau potable alimentant la nappe où est puisée l'eau pour la CDA ; le secteur est sensible et protégé, avec une règlementation stricte.
C'est avec humanité et fermeté que Monique SEMAVOINE, rentrée d'urgence de vacances, a traité la situation : négociations d'abord, avançant les arguments évidents de santé publique, et proposant de déplacer les caravanes sur les aires prévues à cet effet sur le territoire de la CDA ; puis recours à la justice devant l'obstination des évangélistes.
La République 24/07/10
Le tribunal administratif les ayant déboutés, les évangélistes ont d'eux-mêmes quitté le terrain occupé depuis dimanche, sous les yeux des nombreux policiers mobilisés.
Vous avez perdu : il va falloir partir » : il est 18 h 30 ce vendredi soir et Monique Sémavoine, le maire de Mazères-Lezons, résume ainsi la situation aux responsables de la communauté évangélique installée sur le terrain de football de la commune depuis dimanche dernier. Après six jours d'occupation illégale du site par une cinquantaine de caravanes, l'épilogue est proche. La décision du tribunal vient enfin de tomber, confirmant la mise en demeure adressée lundi par le préfet aux gens du voyage. Avec exécution immédiate : le représentant de l'État vient d'annoncer à la maire qu'il mobilisait les moyens pour procéder à l'évacuation du terrain situé sur un périmètre protégé pour le captage des eaux.
(...) Les cloches de l'église sonnent 19 heures quand les premières caravanes quittent le complexe sportif. Au même moment, une colonne policière se présente à l'entrée du site : huit véhicules dont quatre fourgons et plus de vingt-cinq hommes, en tenue (...) ou en civil (la brigade anticriminalité est là, également). Des renforts sont même arrivés de Bayonne. Bientôt, le directeur départemental de la sécurité publique, Thierry Alendé, rejoint Monique Sémavoine.
Les policiers n'auront jamais à intervenir.(...) Le cortège n'ira pas sur le terrain mis à leur disposition près de l'hippodrome de Pau : « Nous allons quitter le département », explique le pasteur Raoul. À 20 h 25, la dernière caravane laisse le terrain de foot vide. Et propre.








