seul le prononcé fait foi
Intervention de François BAYROU, lors de la chronique, au sujet de la situation des étudiantes comoriennes
Nous nous inscrivons dans tout ce qui vient d'être exprimé.
Nous comprenons tous que l'Etat doive faire respecter l'ordre républicain, et qu'un pays ne peux pas voir arriver sur son sol des clandestins en situations irrégulières ; mais il faut traiter les situations au cas par cas, et avec humanité.
Lorsque, comme ici, il s'agit de femmes et d'hommes, singulièrement jeunes, intégrés, reconnus, reçus à leurs examens, boursiers, qui ont trouvé leur place dans la société française, franchement, les décisions sont incompréhensibles, inhumaines, de l'ordre de la persécution.
Au delà des opinions politiques, les républicains, doivent dire que ce n'est pas comme ça qu'on voit le traitement des problèmes d'immigration, ce n'est pas comme ça qu'on imagine la France.
Certes le thème n'est pas facile, mais disons tous en ensemble notre sentiment sur le sujet.
Le Groupe "Pau Confiance avec François BAYROU" vote pour la motion de soutien aux étudiantes comoriennes.
Intervention de Jean-Louis PERES, sur les orientations budgétaires et le Plan Pluriannuel d'Investissement
Merci madame le maire.
Je voudrais faire plusieurs remarques générales et synthétiques sur ces orientation.
D'abord un mot du contexte dans lequel s'inscrivent ces perspectives budgétaires.
je résumerai mon propos en disant que nous vivons une triple crise :
C'est une atteinte à la démocratie locale à laquelle nous sommes très attachés.
Je voudrais maintenant faire quelques observations sur la situation financière de la ville et sur les orientation proposées.
1 - D'abord en ce qui concerne les dépenses de fonctionnement : Elles s'élèvent pour 2010 à un peu plus de 101 Millions d'euros (101,2M€), et représentent environ 75% du total des dépenses. C'et un niveau structurellement fort qui "plombe" l'ensemble du budget.
2 - Je voudrais prendre un autre paramètre qui est l'autofinancement :
D'abord la capacité d'autofinancement brute :
C'est un indicateur très important qui permet de connaître les possibilités d'investissement de la ville dans le temps.
Que peut on observer à ce sujet ?
- en 2010, la CAF brute est de 19,5 M€
- en 2015, elle tombe à 13,1 M€
C'est une dégradation très forte qui montre très clairement que notre capacité d'investissement se réduit au fil des ans.
Si on regarde la CAF nette, on constate la même tendance : 2010 : 13,4 M€, 2015 : 5,9 M€.
Voilà les chiffres tels qu'ils figurent dans le Plan Pluriannuel d'Investissements.
En réalité, ce PPI comprend deux phases distinctes :
Jusqu'en 2013, les investissements sont soutenus, mais financés principalement par l'emprunt. Vous rattrapez, un peu, le retard considérable pris ces dernières années, notamment en matière de voirie. Comme il y a eu sous-investissement, la dette a diminué, ce qui vous permet d'emprunter aujourd'hui.
Mais à partir de 2014, la diminution très forte de la capacité d'autofinancement met la ville dans une situation financière difficile. La preuve, c'est que si on veut garder un ration de désendettement raisonnable (environ 8 années), la capacité d'investissement tombe à environ 16 M€ par an, ce qui ne permet même pas d'assurer l'entretien et la réfection du patrimoine communal.
Que reste-t-il alors pour les investissements de développement? Rien, ou presque rien. Ceci est très préoccupant car c'est à partir d'investissement judicieux et cohérents qu'on peut redonner du dynamisme à la ville.
3 - Cette faible capacité d'investissement à moyen terme devrait nous conduire à regarder vers la Communauté d'Agglomération.
Non pour demander à la CDA de faire des investissements à notre place, mais pour partager et mettre en commun avec la CDA certains équipements.
Je suis convaincu que la mutualisation des investissements est beaucoup plus pertinente et efficace que la mutualisation des services. Ce serait une source d'économies importantes.
Je regrette que certains investissements récents ou en cours ne soient pas faits dans le cadre de l'agglomération. Il est dommage et même dommageable que vous tombiez dans les mêmes erreurs qu'avant.
Je redis un mot de l'ESAC : l'école devait être relogée, c'était alors une très belle occasion de repenser la question entermes nouveaux, de porter le projet différemment, de se tourner vers la CDA.
Qu'avez vous décidé ?
Que la suele ville de Pau supporterait tout : le coût de fonctionnement déjà très élevé, et l'investissement très lourd, qui devrait avoisiner les 12 M€.
Le résultat, c'est que les palois, une fois encore, vont payer pour les autres.
Je ne crois pas que cela soit de la bonne gestion.
On peut prendre d'autres exemples :
Vous prévoyez la construction d'un centre aquatique qui sera un investissement lourd. La ville de Pau va se lancer seule dans ce projet alors que Billère vient de rénover sa piscine et que Lons dispose d'un centre nautique important. Il pe paraissait nécessaire de conduire une réflexion générale, une concertation au niveau de l'agglomération pour optimiser et mutualiser au mieux ce type d'équipements.
Vous sentez bien que Pau ne peut pas supporter tout. Mais encore faut-il proposer des choses qui en valent la peine.
Vous envisagez de pratiquer des tarifs différenciés pour certains services entre palois et non palois. Cela me paraît être une très mauvaise idée :
- d'abord parce que ce sera très difficile à mettre en oeuvre,
- ensuite parce que les gains financiers seront dérisoires,
- et enfin et surtout parce que l'effet psychologique sera très négatif : ce n'est pas ainsi que vous allez faire progresser le sentiment communautaire.
4- Je crois que le temps est venu (au contraire) de donner à la CDA une direction et un souffle nouveau. La CDA a aujourd'hui 10 ans et doit se recentrer à mes yeux sur le développement économique et l'emploi, autour d'un projet ambitieux et cohérent.
Il faut peut-être aussi travailler autrement au sein de la CDA. Comment faire émerger le sentiment communautaire lorsque le bureau de la CDA est composé exclusivement de maires. Ils seront plus enclins à défendre les intérêts de leurs communes qu'à dégager l'intérêt communautaire.
Et pourtant, le développement économique, l'emploi, les infrastructures qui devraient être les actes privilégiés de la CDA concernent directement toutes les communes et tous les habitants.
Bref, il faut repenser les objectifs et les méthodes de la CDA. Ce qui était peut être souhaitable au départ ne l'est plus aujourd'hui. Il faut modifierles règles, bouger les lignes et donner une forte impulsion à l'agglomération qui sera profitable à toutes les communes.
C'est à vous de le faire qui êtes à la fois maire de la ville centre et présidente de la CDA.
C'est le rôle des politiques de ne pas se contenter de gérer l'existant, mais de dessiner des contours nouveaux et d'inventer des chemins neufs.
rédaction à poursuivre...









